BISS – Monsieurs Bersets Flug in Frankreichs AWACS-Stützpunkt

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Eine der vier französischen E-3F AWACS landet in Avord.

Eines muss man dem feinen Monsieur Berset lassen: Wenn er schon in eine Sperrzone fliegt, dann in eine heikle.

Am 5. Juli 2022 näherte er sich mit seiner Cessna 182 dem Luftstützpunkt Avord bis auf zehn Kilometer. Avord liegt mitten in Frankreich und dient der französischen Luftwaffe als Stützpunkt für ihre AWACS-Staffel. Diese besteht aus vier Boeing E-3F Sentry und fliegt derzeit für die NATO Tag und Nacht. Die AWACS klären am Rand des Ukrainekrieges russische Stellungen auf. Vor allem aber dienen sie als fliegende Kommandozentralen. Sie leisten Kiew einen unschätzbaren Dienst.

Und ausgerechnet in Avord dringt der elegante Herr Bundesrat in eine Sperrzone ein. Alle aviatischen Karten zeigen den verbotenen Radius an. Wer nicht zur Garnison gehört, braucht einen Lotsen. Escadron de détection et de contrôle aéroportés 36 Berry heisst der exklusive Verband, der die vier Boeing Sentry operiert. Ihr Standort Avord gehört zu Frankreichs am bestens geschützten Stützpunkten.

Was Paris diskret behandelt: Avord ist auch ein bedeutender Stützpunkt der force de frappe, von Frankreichs atomarer Streitmacht. Die französischen Streitkräfte verzichten auf Raketensilos wie die USA. Sie verlassen sich auf ihre nuklear zu rüstende Luftwaffe. Umso empfindlicher nehmen sie die Verletzung der Avord-Sperrzone auf.

Damit eine Luftwaffe einen Privatflieger in einer Cessna 182 zur Landung und zwingt, braucht es viel. Schon Bersets erste Reaktion auf seinen Fehler fiel seltsam aus. Er reagiert so eigenartig, dass die Franzosen schwereres Geschütz auffuhren. Im zweiten Anlauf sandten sie zwei Kampfjets in die Luft, welche die HB-TDR einer Fribourger Firma zur Landung geleiteten. Dass Berset die Franzosen auf seinem Ferienflug provozieren wollte, ist undenkbar. Aber seine aviatischen Künste müsste er dringen auffrischen.

Im Raum Fribourg–Payerne ist Berset in prominenter Gesellschaft. Lang, lang ist’s her, aber wahr: Einst besass die Schweizer Flugwaffe, wie sie hiess, einen Kommandanten, den es immer wieder in die Höhe trieb; doch verletzte er Regeln, die seine eigenen Piloten strikte einhalten mussten.

 

Frankreichs zweitgrösste base aérienne 

  • La base aérienne 702 Avord «Capitaine Georges Madon» de l’Armée de l’air française est la seconde plus grande base aérienne de France après la base aérienne 125 Istres-Le Tubé. Elle est située sur les communes de Farges-en-Septaine et d’Avord, non loin de Bourges et Baugy dans le département du Cher. Elle entretenait déjà une importante école d’aviation militaire, en 1915, où le capitaine Georges Madon décrocha son brevet de pilote militaire. Cette école était spécialisée dans le perfectionnement des pilotes militaires, après l’obtention de leur brevet élémentaire, en particulier après un séjour sur les bases proches des villes de Chartres, d’Istres ou encore de Châteauroux. Elle développa notamment une expertise de formation dans le délicat vol de nuit.
  • Antoine de Saint-Exupéry est affecté à la base d’Avord en avril 1922, dans le cadre de sa formation. En 1933, l’école se perfectionne dans le combat, et en 1935, les groupes de bombardement I/15 et II/15 y sont créés, avec des Farman F.221 et F.222, qui constituent ainsi la 15e escadre de bombardement de nuit.
  • En mai 1940, une patrouille de défense aérienne du territoire est mise en place avec quatre chasseurs Morane-Saulnier MS.406 et quelques moniteurs. De 1940 à 1944, la base aérienne est occupée par les Allemands, qui l’utilisent alors comme base d’entrainement, mais aussi comme base de bombardiers de la Luftwaffe.
  • Aujourd’hui, la base aérienne 702 d’Avord est une base stratégique de premier plan, comprenant notamment une école militaire, un escadron de défense sol-air, un groupement d’entretien et de réparation des matériels spécialisés, et depuis 1991 une unité de détection aéroportée équipée d’avions-radars AWACS devant assurer la surveillance de tout le territoire. Elle est aussi l’une des plus importantes bases militaires nucléaires.

Depuis le 3 septembre 2014, la BA702 abrite deux escadres

  • la 36e escadre de commandement et de conduite aéroportée ;
  • l’escadre sol-air de défense aérienne – 1er régiment d’artillerie de l’air. 

La base abrite également les unités suivantes

  • l’école de l’aviation de transport 00.319 sur Embraer EMB-121 Xingu (vingt-trois Xingu) ;
  • la Section aérienne de réserve de l’armée de l’air (SARAA 702) ;
  • l’escadron de transport de matériels spécialisés 91/523 ;
  • la 4e compagnie opérationnelle du génie de l’air (4e COGA), unité appartenant au 25e régiment du génie de l’air situé à Istres ;
  • la Brigade Motorisée de la gendarmerie de l’air. Chargée d’escortes au profit de l’armée de l’air ;
  • une Brigade de gendarmerie de l’air ;
  • une antenne médicale (médecine des forces) du 14e CMA.