Gegen VBS-Bürokratie: 94 Ja, 93 Nein

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Am 8. Juni 2021 hiess der Nationalrat ein Postulat des Wallisers Jean-Luc Addor gut, das vom VBS verlangt, die bürokratische Belastung der Milizkader sei abzubauen.

  • Ja stimmten: SVP 50, FDP 26, GLP 14. Plus von der Mitte: Hess Lorenz, Kamerzin, Regazzi, Roduit.
  • Nein stimmten: SP 34, GP 30, Mitte 24. Plus von der SVP Matter, Amaudruz, Rösti. Von der FDP Markwalder, Moret.

In der SVP-Fraktion enthielt sich Umbricht der Stimme.

 

Es folgt das amtliche Bulletin im Wortlaut:

Addor Jean-Luc (V, VS):

Je commence par vous faire part d’un lien d’intérêts: quoique retraité, je suis un vieux commandant d’unité. J’espère donc être en mesure, sur ce sujet qui concerne la bureaucratie, de me faire un peu l’écho de la base. Et j’ajoute que cette intervention m’a été suggérée par un commandant d’unité qui, lui, est encore d’active, qui voit bien sûr les efforts qui ont été faits et qui sont encore réalisés pour combattre la bureaucratie, mais qui sait aussi d’expérience que ces efforts sont encore insuffisants.
Les cadres de milice de notre armée, en particulier aux échelons de la compagnie et du bataillon, croulent en effet sous la charge de tâches administratives toujours plus lourdes. Cela les empêche de se concentrer sur leur mission primaire: conduire leur unité ou leur corps de troupe. Ces exigences bureaucratiques prennent en outre à ces cadres un temps considérable également en dehors du service. Cette évolution fâcheuse réduit l’attractivité de ces fonctions pour les cadres de milice, avec pour conséquence parfois que ces fonctions sont plus souvent occupées par des militaires de carrière. Elle va à l’encontre de l’idée fondamentale selon laquelle les unités et corps de troupe doivent être conduits principalement par des cadres de milice.
Comme exemple des tâches administratives en cause, on peut citer, entre autres: qualification; archivage; formations en dehors du service – par exemple à MIL Office – au lieu d’un soutien à la formation ou d’un soutien suffisant pendant le service; manque de ressources informatiques militaires, en particulier pour le travail hors service; dynamique propre aux cantons pour les transferts de service, en particulier pour le personnel ayant des fonctions clés; processus compliqué pour les demandes de matériel non alloué, et j’en passe.
Tout doit donc être entrepris pour enrayer cette dérive bureaucratique et pour permettre aux cadres de milice de se concentrer sur leurs tâches de conduite. Un bilan s’impose, pas pour faire de la littérature – je l’ai dit tout à l’heure: de la littérature, on en a assez -, mais pour déboucher sur des propositions concrètes qui vont au-delà des efforts consentis aujourd’hui, bien qu’ils soient louables et que l’on doive les saluer.
Dans son avis en réponse au postulat, le Conseil fédéral a dressé une liste, au demeurant pas aussi longue que celles des problèmes concrets que j’ai relevés, des mesures qui ont déjà été prises pour décharger les commandants de troupe de ces tâches bureaucratiques.
Pour tous ces commandants, je m’en félicite évidemment. Mais ça ne suffit pas, cet effort doit être poursuivi. Dans ce sens, ce que je vous propose, ce n’est pas de faire juste un rapport de plus, donc pas de produire simplement de la “littérature”, mais bien d’envoyer un signal, un signal aux commandants de troupe pour leur montrer que le Parlement se préoccupe de leur situation et veut qu’ils puissent se concentrer sur leurs tâches de conduite; un signal aussi au commandement de l’armée pour l’encourager à écouter encore mieux sa base, si j’ose dire, et à intensifier ses efforts de lutte contre la bureaucratie.

Amherd Viola, Bundesrätin:

Der Bundesrat wird mit diesem Postulat aufgefordert, in einem Bericht die administrativen Abläufe darzulegen, die für die Milizkader der Armee eine übermässige Belastung darstellen. Der Bundesrat teilt das Anliegen des Postulates, die administrative Belastung der Milizoffiziere ausserhalb der Dienstzeit möglichst klein zu halten.
Auch der Armee ist es ein zentrales Anliegen, die wichtige Arbeit der Milizangehörigen möglichst effizient zu unterstützen. Deshalb hat die Armee bereits mehrere Massnahmen ergriffen. Sie hat im Jahr 2014 verschiedenen Milizfunktionen den Zugriff auf das Personalinformationssystem der Armee ermöglicht. Dadurch werden die administrativen Abläufe vereinfacht. Zudem erleichtert das Programm MIL Office den administrativen Aufwand für die Milizkader erheblich. Mit diesem Programm kann beispielsweise die Personalplanung einfach bearbeitet werden. Die Armee digitalisiert derzeit auch das Dienstbüchlein. Dies führt zu weiteren administrativen Erleichterungen für die Milizangehörigen.
Mit all diesen Massnahmen kommt die Armee dem Anliegen von Nationalrat Addor bereits nach. Deshalb erachtet der Bundesrat den Mehrwert eines Postulatsberichtes als nicht gegeben und beantragt, das Postulat abzulehnen.